Eric Amardheil, rédacteur technique : « Mais nous, rédacteurs, n’avons que des laptops à disposition »

Parole d’utilisateur – Eric est rédacteur technique et produit de la documentation et des manuels de maintenance pour Airbus et d’autres clients. Il utilise 3D Juump Ace et explique ici comment cela peut l’aider.

"Les illustrateurs ont des ordinateurs pour traiter la CAO, mais nous, rédacteurs, avons seulement des laptops"

Langue : français. Sous-titres anglais.

"Nous produisons toute ce qui est "structural repair manuals"

-Pouvez vous présenter votre métier ?

Nous intervenons dans le cadre des publications techniques et principalement pour le client Airbus, nous produisons tout ce qui est documentation de maintenance et procurabilité. À une certaine époque, sur des programmes pour l’A350 ou le long-range, on produisait aussi tout ce qui était « structural repair manual ». Et aujourd’hui, on fournit la doc de maintenance sur les programmes A320, A380 et une partie du Wiring sur les activités du programme A350. Nous avons à Toulouse une petite équipe de 20 personnes en front office pour échanger avec le client local. Et nous avons un back office un peu plus fourni en Inde, qui se charge de la production de masse des activités Airbus. Nous avons aussi d’autres clients dans le cadre des CMM, tout ce qui est On-shop, pour de la documentation un petit peu plus basique, avec des clients comme Saab, Liebherr, Naval Group.

-Dans quel cadre avez-vous besoin de 3D Juump Ace ?

Alors, mon équipe ici l’utilise principalement pour faire du maquettage. Aujourd’hui, la plupart des documents que l’on produit pour Airbus sont sous un format 2D en couleurs et ISO. Mais autant que possible, on part de modèles 3D et on utilise 3D Juump Ace pour drafter les illustrations. On fournit aussi le modèle 3D aux illustrateurs qui, eux, par contre, s’en servent pour la réalisation du document final au format CGM. Donc : du draft, de l’analyse, pour comprendre les accès aux équipements qu’on souhaite détailler au travers de nos procédures de dépose/pose, ou en procédure d’inspection.

"Pour tout ce qui est programme un peu plus ancien comme le A320, on fait des demandes et la plupart du temps, on n'a pas forcément la configuration exacte de l'avion."

-Vous recevez donc des formats 3D de la part de vos clients ?

Exactement. Suivant les programmes, c’est assez facile. Par exemple sur le A350, pratiquement tout est en 3D, donc c’est très simple. Pour tout ce qui est programme un peu plus ancien comme le A320, on fait des demandes et la plupart du temps, on n’a pas forcément la configuration exacte de l’avion. Mais on a fait des demandes de boxing issues de Catia et on les ouvre avec 3D Juump Ace.

-Et vous exportez ensuite ?

Oui, aujourd’hui, c’est essentiellement des exports en 2D. On fournit des maquettages sous Word ou PowerPoint avec des impression 2D ou des exports CGM issus de 3D Juump Ace.

-Comment faisiez-vous quand la 3D n’existait pas ?

C’est parfois le cas sur des avions qui ne sont pas dessinés en 3D. On travaille à partir des plans de bureau d’études. On peut demander des photos au besoin, si on n’arrive pas à dessiner en vue isométrique. Le choix par défaut, ça va être la vue à plat, mais ça reste assez rare. Aujourd’hui, on arrive quand même à représenter à peu près tout en vue isométrique. On arrive à avoir un petit peu de contenu et la plupart du temps, les plans sont suffisants. On se base à partir du Part Number sur un programme différent.

On va retrouver des parts number sur tous les programmes qui sont communs. Donc, on arrive toujours à se débrouiller. Mais c’est vrai que c’est beaucoup plus facile si on arrive à avoir la 3D. Pour le dessinateur, c’est beaucoup plus simple.

-Comment vous résumeriez le gain avec la 3D ?

Gain de temps ! Et l’exactitude de ce que l’on fournit aussi en termes de rendu sur avion, c’est un gage de fiabilité. La 3D, c’est un gage de fiabilité pour le end-user. Ça facilite la production, ça facilite la véracité de ce que l’on rend au final. Le but, c’est de fournir au client quelque chose qui soit aussi proche que possible de la réalité, de ce qui va trouver sur avion.

-Comment avez vous découvert 3D Juump Ace ?

Ça nous a été présenté par Real Fusio (l’éditeur original de la gamme 3D Juump), ça a été plutôt bien perçu par les équipes parce qu’on utilisait jusqu’à présent Product view. La problématique de Product View, c’est que c’est un petit peu lourd. Les dessinateurs ont des vraies machines pour réaliser la DAO, mais nous, en tant que rédacteur, on tourne sur des laptop bureautiques, avec ce que ça implique comme limitation. C’était donc trop gourmand en ressource et ça nous empêchait de manipuler les modèles 3D pour en faire des éclatés. Avec 3D Juump Ace, c’est beaucoup plus facile à vivre, ça s’affiche beaucoup plus vite, ça prend tous les formats, c’est un vrai bonheur. Et certaines personnes dans l’équipe utilisent directement l’accès client via 3D Juump Infinite, puisque c’est la technologie déployée sur le programme Airbus Beluga XL, par exemple.

"C'est un allié puissant pour tous ceux qui veulent manipuler rapidement et facilement des modèles 3D, sans vouloir faire de développement CAO."

-Quels sont donc les points forts de 3D Juump Ace, selon vous ?

C’est peu gourmand en ressources, on peut travailler avec un laptop, c’est facile d’utilisation, et c’est assez intuitif, comme outil.  C’est un allié puissant pour tous ceux qui veulent manipuler rapidement et facilement des modèles 3D, sans vouloir faire de développement CAO. C’est un bel outil.

-Que faudrait-il ajouter au logiciel, selon vous ?

Pour nous, en tant que rédacteur, ce qui serait bien, c’est d’arriver à avoir un outil qui nous permette d’annoter un peu plus et de drafter directement dans le logiciel. C’est peut-être quelque chose qu’on n’a pas suffisamment creusé, si ça se trouve, ça existe déjà dans 3D Juump Ace, mais on n’exploite pas ces fonctionnalités. On est obligé de passer par derrière par d’autres logiciels pour pouvoir incruster ce qu’on en fait. Notamment, je prends l’exemple des éclatés: on arrive à les sauvegarder mais on ne l’exploite pas pour les fournir draftés aux illustrateurs. Remarquez, peut-être que c’est présent dans la dernière version de Ace.

Et en allant plus loin, si on arrivait à mettre de l’AMM, ce serait pile poil ce qu’il faudrait, pour nos clients. Mais ça, on n’en est pas encore là.

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